La malédiction du trône écarlate

Les marteaux du vacher

Dès le lendemain, ils commencent leur enquête. Vérik et ses compagnons ont récupéré une vieille boucherie de la Pointe Nord, qu’ils occupent depuis quelques jours. Ils font, chaque matin, distribution de viande aux gens du quartier. Pour rien. En creusant un peu plus, les aventuriers apprennent qu’ils vendent également leurs services comme mercenaires et se font appeler les « marteaux du vacher ». Il va de soi qu’ils sont très populaires dans le quartier…

Une nuit passée en planque à observer le bâtiment confirmera aux aventuriers que des animaux sont effectivement livrés à la boucherie quelques heures avant le lever du soleil. Hulls’arrangera donc pour être dans la file des meurt-la-faim le lendemain. Il obtiendra son bout de viande, distribué par deux costauds derrière le comptoir de la boucherie. Il n’aura guère le loisir de discuter avec eux, mais aura tout de même le temps de constater que la quantité de viande distribuée semble plutôt importante comparée aux trois pauvres bêtes arrivées en cours de nuit…

Après une enquête rapide, fillature, embuscade, exploration des égouts et passage à tabac, les aventuriers découvrent que les anciens soldats se font payer pour éliminer des gens et utilisent les cadavres pour nourrir la population. Ce qui confirne leurs doutes.

Les aventuriers décident d’intervenir et de stopper les activités de ces monstres. Ils infiltrent la boucherie, L’atmosphère est difficilement respirable ; une odeur de décomposition mêlée de saumure assaille les narines. Si l’on ajoute le sol poisseux de sang et les crochets de boucher qui pendent partout dans la pièce, on se fait une idée assez précise de la difficulté à manœuvrer les armes à la main.

Les soldats restant s sont prestement éliminés, par notamment un Greg très en forme. Après avoir jeté un rapide coup d’œil aux autres pièces du rez-de-chaussée, force est de constater qu’ils n’ont pas trouvé Vérik… C’est donc qu’il se terre au premier étage.

Et en effet, Vérik les attend, armes à la main, dans sa chambre. Il semble calme mais déterminé à ne pas se laisser emmener sans combattre. Il ne veut plus avoir affaire à la garde. Il refuse d’admettre que ses amis vendaient de la viande humaine, il n’était visiblement pas au courrant. Il finira tout de même par se rendre devant les preuves acablantes que lui fournissent les aventuriers. C’est tête basse le regard vide qu’il quitte la boucherie escorté par les aventuriers jusqu’à la citadelle.

Malheureusement, à mi-chemin, ils sont attaqués par une escadrille de diablotins en maraude, probablement attirés par l’odeur de sang… Le combat est mal engagé ; les diablotins sont nombreux et difficiles à toucher, sans compter que les armes traditionnelles ne semblent pas les affecter énormément.
Alors que certains commencent à considérer la fuite comme la seule option possible, un vol de pseudodragons se joint à la curée. Rapidement, les diablotins se désintéressent de leurs proies pour retourner leurs attaques contres leurs ennemis héréditaires, laissant le champ libre au groupe pour prendre la poudre d’escampette.

Ils arrivent à la citadelle, où ils obtiennent rapidement une entrevue avec la Maréchale. Après les avoir félicités pour leur efficacité, elle leur suggère de rester un moment pour assister au premier interrogatoire du prisonnier. Il en ressortira que Vérik nie être impliqué dans le trafic de viande humaine, organisé à son insu par ses hommes de main ; lui se contentait de faire jouer ses contacts pour faire entrer du bétail afin de nourrir les miséreux, et gagner ainsi en influence, en regroupant sous sa bannière les mécontents du quartier. Les fonds de l’opération étaient fournis par Vimanda, la maîtresse de Vérik… Vimanda faisant partie de la famille Arkona, ces déclarations laissent la Maréchale songeuse.
Elle finira par leur suggérer de retourner se coucher pour profiter des dernières heures de la nuit, et de revenir chercher leur paiement dès qu’ils auraient récupéré un peu…

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Regisrobert

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